Le Verdon-sur-Mer
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Publié le: 1 août 2025
On croit visiter la Provence pour ses lavandes, ses apéros au rosé et ses villages Instagrammables. Mais derrière chaque ruelle pavée en haut d’une colline, il y a une logique stratégique millénaire : se planquer des envahisseurs... et fuir les moustiques. Oui, même au Moyen Âge, on voulait éviter de se faire piquer au coucher du soleil.
Les villages perchés comme Gordes, Bonnieux, ou Les Baux-de-Provence n’ont pas été construits sur des promontoires par amour du panorama. L’objectif était clair : voir venir l’ennemi (Sarrazins, pillards, armées ennemies) de loin, et lui compliquer la tâche pour grimper jusqu’au sommet.
Les ruelles étroites et sinueuses ? Parfaites pour ralentir les assauts. Les maisons serrées autour de l’église ou du château ? Un bouclier humain en pierre. Une vraie citadelle du quotidien.
Mais ce que l’on sait moins, c’est que cette stratégie avait aussi un avantage sanitaire insoupçonné : éviter les moustiques. Les zones humides — plaines fluviales du Rhône ou de la Durance — étaient alors infestées de moustiques, porteurs de maladies graves comme le paludisme, encore actif en Provence et en Camargue jusqu’au XIXe siècle.
En hauteur ? Plus d’air, moins d’eau stagnante, et donc moins d'insectes piqueurs. Une solution avant l’invention des sprays anti-moustiques.
Construire sur les hauteurs avait d’autres avantages : pas d’inondations, un sol plus stable, et une aération naturelle. Le fameux coup de mistral que les touristes maudissent aujourd’hui ? C’était une bénédiction médiévale pour aérer les ruelles, sécher le linge, et limiter les odeurs…
Oui, en 1324, l’hygiène c’était déjà une préoccupation — même si les douches n’étaient pas encore à l’ordre du jour.
Ironie du sort, ces villages bâtis pour la survie sont aujourd’hui recherchés pour leur charme pittoresque et leur vue. Les maisons en pierre sèche, les toits en tuiles, les falaises abruptes et les panoramas infinis attirent Instagrammeurs et randonneurs du monde entier.
Ce n’est plus le sarrasin qu’on redoute, mais la foule des touristes et la file d’attente pour la photo au coucher du soleil.
À 4 km de Cheval-Blanc, dans le Vaucluse (PACA), le camping 4 étoiles Les Rives du Lubéron s’étend entre collines et champs de lavande, au bord de la Durance, près d’un petit lac de pêche, avec vue sur le massif du Lubéron, au cœur du Parc Naturel Régional du Lubéron. Il propose uniquement des mobil-homes bungalows, cottages ou villas (2 à 6 personnes), avec terrasse, climatisés ou non, sans emplacements nus. Sur place, piscine, pataugeoire, solarium, spa avec jacuzzi et soins (en supplément), terrains de sport, boulodrome, ping-pong, aire de jeux, aquagym, fitness, salle de jeux et TV, mini-golf et cours de natation (avec supplément), animations et club enfants en juillet-août, ainsi que restaurant-bar, épicerie et dépôt de pain.
Du 19/06 au 26/06
7 nuits — Soit 46€/nuit
La Provence ne s’est pas bâtie en un jour, et encore moins sans moustiquaire. Si vous pensiez que les villages perchés n’étaient là que pour faire jolis sur vos stories, rappelez-vous qu’ils sont les témoins d’un génie ancestral, à la fois stratégique et sanitaire.
Et la prochaine fois que vous soufflez après avoir monté 200 marches à Oppède-le-Vieux, dites-vous que c’était toujours mieux que de se faire piquer dans les marécages.